Les Soirs sans Espérance |
Soir (2)
Soir (3)
Soir (4)
Soir (5) |
Lorsque la nuit descend en mon âme qui dort, Il me semble parfois, dans mon cœur, entrevoir L’étrange obscurité des rêves au front noir, Et l’ennui pale, qui promène son remords.
J’écoute…. Dans la nuit, tombe comme un sanglot, Un bruit sourd, dont l’écho monotone et lointain, Frappe implacablement mon sommeil incertain Et qui semble venir des plaines du tombeau.
Je regarde mourir les bûches somnolentes Dans l’âtre où vont danser tous les songes maudits, Leur sarabande informe autour de moi grandit
Comme le flamboiement d’une clarté mourante Et je cherche des yeux le sinistre problème De ce spectre effrayant, le rêve triste et blême.
15 Avril 1907 |